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De ferme en firme

Une étude réalisée par trois sociologues sur l’agriculture française est en train de démontrer l’évolution de l’exploitation agricole vers un modèle de plus en plus proche du reste de l’économie.
Dans leur étude, ces trois chercheurs font ressortir ce phénomène qui a déjà touché commerce et industrie : multiplicité des sites de production, recours important au travail salarié, poids des investissements, rationalisation des processus de gestion (notamment de la main d’œuvre). Ils soulignent aussi le fait que cette évolution peut advenir dans un cadre familial ; le capital restant détenu par les membres d’une famille.
De ferme en firme

Serge MORA, président du Modef des Landes

Selon cette étude, environ 10 % des exploitations françaises pourraient correspondre à cette dénomination de firmes. Ce chiffre serait en fait très sous-évalué car je cite « Même si un investisseur achète 99 % des parts de 50 sociétés, celles-ci apparaîtront comme 50 exploitations distinctes tant que le chef d’exploitation conserve au moins 1 % des parts de sa société ».

Enfin, au vu des statistiques, les exploitations aux « allures de firmes » sont les seules dont la proportion ne décroît pas sur la période 2000-2010.

Cette info, brièvement résumée et tirée de la France Agricole, va dans le sens de l’intervention faite au congrès des Fermiers et Métayers par Michel MERLET.

Ce dernier y a décrit un monde où la France fait figure d’exception avec sa politique foncière assez singulière. En effet, on peut se réjouir d’avoir un statut du fermage, des SAFER, un schéma régional de contrôle des structures.

Bien sûr tout cela est souvent attaqué, décrié et parfois peu efficace. Il n’en reste pas moins que ce sont des outils de régulation qu’il faut préserver et améliorer.

En effet, dans beaucoup de pays, le foncier atteint des prix totalement déconnectés de la rentabilité économique (Nord de l’Europe) ou est accaparé par des sociétés capitalistes étrangères.

Dans le cas de rachat par des firmes, l’objectif premier est bien sûr la rentabilité et ces investisseurs n’hésitent pas à laisser tomber une culture si le bilan économique est mauvais. Cela peut aussi avoir des conséquences désastreuses sur les populations locales (disparition des cultures vivrières en Afrique ou Asie) ou l’environnement (Brésil).

Ce phénomène d’accaparement de terres dans les anciens pays de l’Est s’est aussi développé avec des résultats plus ou moins aléatoires (Agrogénération en Ukraine) ; il se pratique de plus en plus en France et est le fait d’investisseurs chinois le plus souvent (Centre Ouest, Allier…).

C’est pourquoi il faut continuer à défendre la politique foncière qui fait la singularité de la France. Il est même nécessaire de la renforcer chaque fois que possible si l’on veut permettre l’installation de jeunes ou de nouveaux venus dans le métier. La loi du plus fort ne doit pas s’appliquer partout si l’on veut éviter la désertification des campagnes.

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