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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / L'édito de la semaine / Les oubliés n'oublieront pas

Les oubliés n'oublieront pas

Après quasiment une année de gouvernement sous l'ère MACRON, nous voyons bien qu'une partie de la population a été oubliée.
Les plus modestes sont priés d'attendre des jours meilleurs, quand « cela ira mieux et que l'on pourra à nouveau redistribuer des richesses ».
Les retraité.e.s agricoles invité.e.s à manifester le 13 avril à Mont de Marsan figurent au premier rang des oubliés.
En effet, le montant minimum de leur retraite (qui, dans notre pays, est le plus faible) devait être porté à 85 % du SMIC, ce qui reste encore inférieur au seuil de pauvreté (qui est de 1 015 €).
Les oubliés n'oublieront pas

Serge MORA, président du Modef des Landes

L'Assemblée nationale (février 2017) et la commission des Affaires sociales du Sénat (2018) avaient toutes les deux approuvé le texte proposé par André CHASSAIGNE. Or, le gouvernement a utilisé la procédure du vote bloqué pour empêcher cette avancée sociale en remettant à 2020 la réforme des retraites agricoles.

Ce coup de force est particulièrement inacceptable pour des personnes auxquelles on dit souvent « Oh, mais vous n'avez pas cotisé ». Or, cela est faux. Les cotisations Amexa existent depuis 1962. Par conséquent, l'immense majorité des retraité.e.s a cotisé durant une carrière entière (sauf malheureusement pour les femmes trop souvent et trop longtemps considérées comme « sans profession » !).

Une autre catégorie est oubliée aujourd'hui : les actifs agricoles avec la majoration des 52 premiers hectares.

En effet, le ministre de l'agriculture, Stéphane TRAVERT, a annoncé au congrès de la Fnsea le maintien à 50 €/ha de cette majoration. Or, celle-ci devait être progressivement portée à 100 €, sans compter que la renégociation européenne de la Pac 2015-2020 aurait même permis de la porter jusqu'à 150 €/ha environ.

Pour les exploitants landais qui sont très majoritairement en dessous de ce seuil1, cela représente environ 2 000 € de moins par an. Cela peut paraître peu mais quand une partie conséquente des paysans landais dégage moins de 350 €/mois en 2015 et 2016, il me semble que c'est loin d'être négligeable. Y compris de nombreux collègues adhérents du syndicat majoritaire, opposé à cette mesure, y auraient gagné. Encore une occasion ratée d'améliorer le revenu des petites exploitations et de maintenir une population agricole plus nombreuse, notamment dans les régions les plus difficiles.

Chez les salariés, le constat est le même. Je prendrai pour exemple le cas des salarié.e.s de Carrefour. Ces derniers ont vu leur prime de fin d'année passer de 610 € en 2016 à 57 € en 2017. En même temps, selon la formule célèbre, les actionnaires se partagent plus de 350 millions d'euros de bénéfices. L'un des principaux actionnaires est d'ailleurs le fameux Bernard ARNAULT, première fortune française.

Au travers de ces exemples, nous voyons bien se distinguer deux catégories de population et le sort dévolu à chacune. D'un côté, les nantis qui obtiennent toujours plus et, de l'autre, les modestes auxquels on refuse toute amélioration du niveau de vie. Le progrès social est totalement en panne et depuis longtemps déjà. Les politiques ont oublié de le remettre en marche.

Il incombe donc aux syndicalistes de mobiliser largement pour repartir de l'avant. En tous cas, les syndicalistes, eux, n'oublieront pas lors des prochaines élections.

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