mar 23 octobre 2018
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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / L'édito de la semaine / Moins mais mieux

Informations agricoles

Moins mais mieux

Ceci est le mot d'ordre des consommateurs aujourd'hui. Notre quotidien Sud Ouest Dimanche a mis le sujet à la une et en a fait son dossier.
Ce dossier indique que la baisse de consommation touche toutes les catégories de viande, la viande bovine étant plus impactée que la volaille. Au final, 12 % de baisse de la consommation sur les dix dernières années.
Dans cet article, nous apprenons également que la baisse est particulièrement importante chez les ouvriers et les classes supérieures.
Moins mais mieux

Serge Mora, président du Modef des Landes

Les premiers ont du mal à suivre la hausse des prix par manque de revenu, les seconds étant plus sensibles aux questions d'environnement, de santé et de bien-être animal.

Déjà là je vois un point qui me fait bondir : d'après l'infographie Sud Ouest, le prix de la viande serait en forte hausse depuis 1998 avec, par exemple, + 61 % pour la viande bovine, + 48 % pour le porc, + 79 % pour la viande ovine et + 63 % pour la volaille.

Pour les éleveurs de bovins, il y a un sacré décalage car aujourd'hui tout éleveur ayant au moins 25 ans d'activité sait bien que les cours sont au même niveau qu'au début des années 1990 (avant l'épisode de la vache folle). Pour la volaille, la situation est à peine meilleure. Cela confirme bien les chiffres que je donnais dans l'édito de la semaine dernière à savoir que le producteur ne perçoit plus que 6,5 % du prix final (contre 8,8 % il y a 20 ans) pendant que la distribution augmentait sa part de 5 points (de 43 à 48 %).

Face à ce phénomène, il faut bien tenter de réagir et les derniers événements imputables aux vegans montrent qu'il y a urgence.

En effet le dossier de SOD rappelle qu'environ 1 % de la population est vegan, que beaucoup de consommateurs reviennent à la viande par goût bien sûr et aussi pour des considérations d'équilibre alimentaire.

Il faut donc que la justice intervienne fermement pour que cessent les attaques contre les boucheries ou les abattoirs.

Il ne faut pas nier les problèmes existants ici ou là mais, dans l'immense majorité des cas, l'abattoir respecte les règles et le maintien des abattoirs de proximité permet aux animaux d'éviter de longs déplacements pénibles. D'ailleurs, la Suisse expérimente depuis plusieurs mois un camion itinérant pour l'abattage afin de limiter les stress préjudiciables à la tendreté de la viande.

Le second volet de l'action repose sur la communication auprès du consommateur. Il faut expliquer encore et toujours les pratiques dans les élevages et améliorer le niveau qualitatif.

Même pour une production emblématique comme le foie gras, des efforts sont à faire. Lors du débat à Dax sur le thème des circuits courts et de la connexion ville-campagne, nous avons pu entendre le chef Alain DUTOURNIER se plaindre du goût des foies gras produits aujourd'hui. Il souhaite que l'on retrouve les saveurs qu'il a connues par le passé.

C'est pourquoi le MODEF a déposé une motion lors de la dernière session chambre d'agriculture. Il y était demandé, en plus de la nécessaire régulation de la production et de la fin des transports de canards élevés loin de notre département, de travailler à élever le niveau de qualité des produits pour atteindre l'excellence.

Cela a été repoussé, seule la régulation trouvant grâce aux yeux de la majorité de la chambre consulaire.

Et pourtant, qu'il est urgent de comprendre que la stratégie de la course aux volumes est bel et bien dépassée. Le consommateur d'aujourd'hui mangera moins de viande mais de meilleure qualité. De plus, actuellement, on observe que des jeunes (trentenaires) se remettent à cuisiner des bons produits, s'intéressent à l'origine des aliments(info donnée au débat de Dax).

Alors tout espoir n'est pas perdu à condition de prendre le virage de la qualité plutôt que celui de la quantité qui désorganise les marchés, plombant ainsi les revenus agricoles.

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