mar 25 septembre 2018
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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / L'édito de la semaine / Recherche Ministre désespérément

Recherche Ministre désespérément

Le ministre de l'agriculture a passé la journée de vendredi 8 juin dans les Landes. En tant qu'organisation syndicale représentative, nous pensions pouvoir obtenir une audience, sinon avec le ministre lui-même au moins avec un conseiller.
Et bien raté ! Pas de rencontre, tout au plus une invitation à s'entretenir autour d'un buffet, un verre à la main, une tapa dans l'autre... Comme nous sommes courtois et que nous ne parlons pas la bouche pleine, nous n'avons pas donné suite à l'invitation.
Recherche Ministre désespérément

Serge MORA, président du Modef des Landes

C'est donc Raphaël GENÈZE qui s'est collé à la tâche axant son intervention surtout sur l'élevage bovin et les retards de paiement des MAE.

Dommage car il y avait beaucoup à dire !

Tout d'abord sur les aléas climatiques dont les dégâts en ce printemps 2018 s'alourdissent de jour en jour (semis retardés, maïs à la peine, foins dégradés, désherbage mécanique impossible en bio...).

Tout le monde garde en mémoire les séquelles de 2013 et, revivre cela 5 ans après, cela commence à faire beaucoup.Àcourt terme, il va falloir mobiliser toutes les aides possibles (prise en charge d'intérêts, dégrèvement de taxes foncières, fauche de jachères...) pour aider les agriculteurs à passer ce cap. D'autant plus que beaucoup ont renoncé à l'assurance car les trésoreries sont malmenées depuis trop longtemps (prix agricoles bas, grippe aviaire...).

Ensuite, nous aurions pu parler de la fameuse loi sur l'agriculture et l'alimentation.

On avait pu croire un moment qu'on allait faire le nécessaire pour que les agriculteurs vivent dignement de leur métier. Les espoirs étaient minces et lasurprise n'a pas été énorme à la vue du peu de résultat.

Une fois de plus, on prie les producteurs de s'organiser (on a déjà vu cela sur le lait avec la situation des éleveurs que l'on connaît) pour peser dans les négociations commerciales.

Il est vraiment affligeant de vouloir faire croire qu'une offre aussi dispersée va aller imposer son point de vue à quatre gigantesques centrales d'achat. De plus, il ne peut y avoir « entente » entre producteurs sous peine de se faire retoquer par l'autorité européenne de la concurrence (Cf. la jurisprudence relative aux producteurs d'endives).

Pour résumer, beaucoup de bruit pour pas grand chose et, au final, toujours pas de moyens contraignants pour obliger les acheteurs à intégrer les coûts de production dans la fixation des prix.

Nous aurions pu aussi parler de maîtrise du foncier et là aussi le travail ne manque pas. La loi foncière en préparation a de nombreux challenges à relever.

Car il faut savoir que le fermage est attaqué de tous bords : notaires, section nationale des propriétaires ruraux (FNSEA)... L'accusant de rigidités, de manque de rentabilité, ils veulent transformer le fermage en CDD facilement résiliable et suffisamment rémunérateur pour le propriétaire. Tant pis si le fermier ne gagne plus rien, il faut rémunérer correctement le capital foncier. Or, justement, le prix des terres commence à s'infléchir et certains lots ne trouvent pas de candidat. D'ailleurs, en Chalosse, il est de plus en plus courant de voir des terres en jachère vu le peu de rentabilité des cultures.

Il en va autrement dans les sables où quelques agrimanagers bien branchés trustent les contrats de production rémunérateurs (maïs semence, légumes...) et les terres qu'il faut pour les mettre en place.

Oui, nous aurions pu parler de tout cela, souligner la morosité ambiante dans le monde agricole qui pourtant ne ménage pas sa peine.

Malheureusement, la volonté de faire une autre politique ne se traduit ni par une écoute de la base, ni par la mise en œuvre d'actions correctives mais par une fin de non-recevoir. Franchement, c'est irrespectueux !

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