mar 24 octobre 2017
Initialisation
réduire la taille du texte
réduire la taille du texte
accessibilite
augmenter la taille du texte
réduire la taille du texte
plan du site
RSS
motscles
Favoris et partage

Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / L'édito de la semaine / Semaine de la coopération

Informations agricoles

Semaine de la coopération

La semaine passée était dédiée à la coopération agricole en France. À cette occasion, de nombreux responsables agricoles se sont félicités de la bonne santé de la coopération ainsi que de son rôle pour la défense du revenu agricole.
Ainsi, à cette occasion, Michel PRUGUE (président de Coop de France) et Pascal VINÉ (directeur général) donnent leur vision de l'intérêt de la coopération agricole.
D'après eux, cela permet de « s'engager dans des partenariats avec des clients (grande distribution, grossistes...) ». Toujours selon leurs dires, cela permettra « d'éviter d'aller vers une agriculture intégrée par l'industrie ou la distribution ».
coopération agricole, lait

Serge MORA, président du Modef des Landes

Toutefois, dans la réalité, il semble que le monde ne soit pas aussi idyllique.

En effet, la coopérative SODIAAL suscite la grogne des producteurs déçus par le prix du lait. Des études comparatives publiées par la presse agricole montrent ainsi que les entreprises privées pratiquent des prix aux producteurs aussi élevés et même parfois plus élevés que les coops. Même Lactalis, si décrié, paye mieux ses producteurs que certaines coops.

De même, récemment, j'ai entendu des agriculteurs parler de prix du maïs supérieurs de 10 €, voire de 15 €/tonne chez des privés par rapport aux coopératives locales.

Il faut aussi parler de la production de palmipèdes gras où les trois grandes coops du Sud-ouest détiennent 70 % de la production nationale. Les stratégies poursuivies depuis des années ont conduit à de la surproduction avec des stocks importants. Aujourd'hui, elles veulent amener les producteurs à confiner les canards durant les deux mois de migrations.

Or cette pratique n'a pas montré son efficacité et de plus, nous irions à coup sûr vers une baisse qualitative catastrophique, contraire aux attendus des schémas fermiers, Label Rouge et IGP.

Là où les choses deviennent incompréhensibles, c'est quand, dans ce même article, les dirigeants de Coop de France citent l’anthropologue Claude LÉVI-STAUSS qui a déclaré : « Il ne suffit pas qu'un aliment soit bon à manger, encore faut-il qu'il soit bon à penser ! ».

On voit donc le grand écart que l'on veut imposer aux producteurs et aux consommateurs. D'un côté, on oriente la production vers l'industrialisation à marche forcée.

Face à cela, les consommateurs (poussés par des associations genre L214 ou autres) sont de plus en plus sensibles aux questions de bien-être animal, de qualité de l'alimentation... On voit aujourd'hui un début de retournement de situation où les consommateurs ne privilégient plus seulement le prix. Ils veulent aussi mieux manger quitte à moins manger !

La coopération se trouve aujourd'hui face à un défi à relever . Sera-t-elle capable de se réorienter vers des productions de qualité sans courir après des volumes ? Pourra-t-elle revaloriser les prix payés aux producteurs ? Sera-t-elle capable de maintenir un population suffisante d'actifs agricoles dans nos territoires ?

La tâche est ardue et exigera de la part des dirigeants une plus grande écoute des coopérateurs.

  • Noté actuellement 0 étoile(s) sur 5.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note: 0/5 (0 votes exprimés)

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Plan du site

Qui sommes nous ?

Actions et positions

Informations agricoles

Nos partenaires

Dossiers

Infos pratiques

Agenda et Actus

Fête du Modef