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Informations agricoles

Seront-ils sourds ?

Drôle de titre, n’est-ce pas ? Et oui, ce titre pour interpeller les ministres (agriculture et finances) et leurs administrations sur cet appel lancé par toute une profession depuis la place de Castelnau-Chalosse ce samedi 7 octobre.
Ce rassemblement unitaire montre la capacité des gens de ce petit coin des Landes à se fédérer, malgré les clivages, pour demander le dernier geste qui permettrait de sauver beaucoup d’emplois dans notre secteur.
Seront-ils sourds ?

Serge Mora, président du Modef des Landes

Tout d’abord, je tiens au nom du Modef à remercier bien sûr les élus, mais aussi les paysans de tous horizons et les salariés des entreprises qui ont répondu présents. Je tiens particulièrement à saluer les producteurs impliqués dans d’autres filières (élevage bovin, cultures maraîchères, maïs et cultures diverses…) peu ou pas concernés par l’aviculture. Cela démontre leur solidarité et met en exergue l’absence de trop de producteurs de canards ou poulets.

Bien sûr, il y a la récolte du maïs, le travail sur les élevages, l’absence de main d’œuvre sur l’exploitation ; mais l’enjeu est énorme et demain il ne s’agira pas de venir se lamenter en se demandant : « que font les syndicats ? ».

Il s’agit dans cette action de sauver tout ou partie de 6000 emplois sur ce département. Il s’agit d’une somme de 30 millions d’euros environ soit 5000 euros par emploi.

Cette somme permettrait de couvrir les pertes postérieures à la date du 29 mai. C’est à la fois beaucoup et peu.

C’est beaucoup pour les gens concernés, car c’est la juste compensation d’un arrêt d’activité imposé et non choisi. Cela permettrait de financer quelques derniers points de biosécurité, de payer quelque dette criante, de continuer à survivre. En effet combien de privations endurent les producteurs qui souvent se contentent du strict nécessaire ayant renoncé depuis longtemps au superflu. Et pourtant, ils ne sont pas des fainéants, ces gens issus du petit peuple que le travail n’effraie pas. Alors pourquoi cette indifférence ?

Cette somme, c’est aussi peu sur le budget d’un État. Sur un PIB de plus de 2 000 milliards d’euros, 30 millions c’est peu de choses.

Songez que la réforme de l’ISF, c’est plus de 4 milliards d’euros de cadeaux consentis à 110 000 familles. Cela représentent 3 750 euros d’économie d’impôts pour des gens qui sont rarement dans le besoin (à comparer avec les 5000 euros par emploi préservé).

Alors pour justifier cette largesse aux plus nantis, de grands économistes nous expliquent savamment que la richesse des plus riches ruisselle sur les pauvres. Vous savez c’est la même ritournelle que quand on nous dit doctement : « les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain qui seront les emplois d’après-demain ».

Malheureusement, la réalité est toute autre, on voit depuis des années les grands patrimoines s’accroître démesurément et en même temps (tiens, on a entendu ça quelque part) les plus pauvres se précariser encore plus.

C’est tout cela que ce rassemblement voulait montrer et expliquer au reste de la population et aux gouvernants.

Les paysans landais ne veulent pas mourir et ils ne se résigneront pas à baisser les bras. Nous devons démontrer à l’État la justesse de notre demande.

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