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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / L'édito de la semaine / Syndiqué.e, bof...

Syndiqué.e, bof...

La tendance, toutes professions confondues, est à la baisse du taux de syndicalisation. Cela touche aussi les partis politiques ainsi que les associations. L'engagement n'est plus à la mode et de nombreuses personnes n'en voient pas la nécessité.
Or, ces jours-ci, les délégués communaux vont vous présenter la carte syndicale 2018.
Il est évident que le conseil d'administration du Modef souhaite que toutes et tous renouvellent leur adhésion.
Il faut être bien conscient que cet effort financier n'est pas inutile car l'action de vos représentants (associée à la vôtre lors des actions, pétitions, manifestations...) a permis de faire progresser nos idées sur bien des plans et de défendre les intérêts des adhérents (dossiers en Safer, Cdoa, installation...).
Syndiqué.e, bof...

Serge MORA, président du Modef des Landes

N'oublions surtout pas l'obtention d'un seuil de 3 200 canards (soumis à dérogation, donc à défendre encore et toujours) en simultané en plein air. Cela a permis à bon nombre d'éleveurs de travailler cet hiver sans investissement massif en bâtiments dont l'efficacité face au H5N8 defin 2016/début 2017 n'a pas été prouvée. Pour beaucoup d'adhérents, la carte est déjà largement « rentabilisée »...

Toutes ces raisons doivent nous inciter à continuer à adhérer à notre syndicat et à soutenir son action. Car la passivité ne mènera à rien et il ne faut pas tomber dans l'erreur de croire que tous les syndicats se ressemblent.

Il est vrai que le syndicalisme majoritaire a un bilan particulièrement négatif après 50 ans de cogestion de la politique agricole. Toutes les productions ou presque sont en crise, le surendettement plombe beaucoup trop d'exploitations et le taux de suicide dans notre profession est l'un des plus élevés.

Malheureusement, ce syndicalisme a trop souvent servi les intérêts des coopératives qui ont voulu damer le pion aux entreprises privées.

Du coup les solutions proposées (rachat d'entreprises, croissance externe à tout va, entrée dans des métiers inconnus) ont mobilisé beaucoup d'argent qui n'a pas été redistribué aux coopérateurs (voir l'exemple de la Sodiaal dans le reportage Cash investigation).

Dans le même temps, la Fnsea s'est opposée à la redistribution des aides Pac empêchant les petits exploitants de récupérer des sommes indispensables à leur survie. Si elle avait été seule à négocier, la Fnsea aurait obtenu le relèvement à 30 vaches du seuil pour être éligible à la PMTVA !

Pendant ce temps, le Modef n'a cessé de réclamer des prix rémunérateurs, des aménagements de la Pac (dégressivité des aides, plafonnement...) qui auraient permis de limiter les dégâts.

On voit bien que des différences existent. Le salut ne viendra pasen s'enfermant ou en cherchant à tout prix une solution individuelle.

Au contraire, il faut se mobiliser pour trouver des pistes pour regagner de l'autonomie dans nos élevages, améliorer nos pratiques et nos marges. Cela se fera dans l'émulation et non dans la compétition qui vise à éliminer le voisin trop souvent perçu comme un concurrent.

C'est de tout cela que l'on débattra lors de notre congrès le 23 février à Montfort. Venez-y nombreux, c'est du débat que jaillit la lumière.

Alors, tous à Montfort le 23 février.

Serge MORA, président du Modef des Landes

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