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Accueil MODEF / Actions et positions / Nos communiqués / Grippe aviaire : l’élevage plein-air de qualité sacrifié pour que le business continue

Grippe aviaire : l’élevage plein-air de qualité sacrifié pour que le business continue

Depuis le début des groupes de travail, le Modef et la Confédération paysanne se battent pour défendre et préserver l'élevage plein air de qualité.

Depuis plus de 6 mois maintenant, les élevages de volailles vivent avec le couperet de la crise sanitaire liée à l’influenza aviaire qui a généré l’apparition de centaines de foyers en France et l’abattage de millions de volailles et pour cette troisième crise en cinq ans.

Avant même la fin de la crise, le Ministère de l’agriculture a mis en place des groupes de travail pour proposer des solutions afin de tenter d’endiguer le cercle vicieux des épidémies. Le Modef et la Confédération paysanne ont été force de propositions et ont participé à tous les débats dans un double objectif : proposer une réelle politique sanitaire pour l’élevage de volailles français et défendre l’élevage en plein-air de qualité.

Alors que ce processus touche à sa fin nous dénonçons son bilan catastrophique sur tous les plans. En effet, l’avis intermédiaire de l’ANSES[1] souligne le faible nombre de foyers liés à la faune sauvage, l’ampleur des dégâts causés par les densités de volailles et les mouvements dans les filières ; il nous est proposé les mêmes recettes que celles qui nous ont conduits dans ce mur.

Les seules mesures d’ordre réglementaire se concentrent sur le plein-air : claustration, alimentation / abreuvement en intérieur, impossibilité de produire en l’absence de place pour enfermer les animaux, etc. Où est passé ce qui avait été dit par le Ministre et par l’ANSES, à savoir « une adaptation des mesures en fonction d’une analyse de risques, une expérimentation des moyens alternatifs à la claustration pour protéger les volailles de l’avifaune sauvage » ? En parallèle, toutes les mesures qui viseraient à une baisse de la densité en volailles et des flux dans les zones les plus problématiques se sont évaporées !

Evidemment, le consensus est difficile à trouver quand il s’agit de changer la manière dont travaillent les filières. Nous l’affirmons encore une fois : sans action véritable sur ces deux facteurs, les crises vont se reproduire inlassablement[2].

Ces choix, s’ils sont confirmés par le Ministre de l’agriculture, signeront la fin des petites fermes de volailles, la fin des productions de qualité de plein-air en France. Ils n’auront par ailleurs aucun intérêt sanitaire. Tous les éleveurs et les éleveuses de volailles, qu’ils soient en filière courte ou longue, payeront les pots cassés des choix productivistes de l’aval des filières avicoles !

[1] https://www.anses.fr/fr/system/files/SABA2021SA0022.pdf

[2] https://www.reussir.fr/volailles/influenza-aviaire-h5n8-flambee-printaniere-de-foyers-en-allemagne-et-pologne

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