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Accueil MODEF / Agenda et Actus / L'actu agricole départementale / Avis Anses sur la levée des zones réglementées IAHP

Avis Anses sur la levée des zones réglementées IAHP

Le 26 février, l'Anses a publié son avis relatif à la possibilité de levée de la zone tampon(*) mise en place dans le Sud-Ouest. Que dit cet avis ?
(*) Zone tampon  = Zone du sud-ouest réunissant les zones de protection et de surveillance élargie (à 20 km) autour des foyers.
Avis Anses sur la levée des zones réglementées IAHP

Éléments de contexte

L’Anses note que « Alors que, dans certaines zones, des foyers sont apparus entre 10 et 20 km autour des foyers, cela n’est pas le cas, par exemple dans les Pyrénées-Atlantiques et le Gers ».

Elle relève que, dans les instructions techniques de la DGAL, les reproducteurs et les basses cours ne sont pas concernés de la même façon.

L’Anses considère que le risque lié à la migration remontante (en cours) est très significativement plus faible que celui lié à la migration descendante.

Cependant, les derniers foyers détectés en élevage en février, en périphérie des zones réglementées, laissent à penser que, là où il reste une certaine densité d’animaux, l’infection continue de se propager.

L’Anses remarque que, au 15 février, 64 445 palmipèdes étaient présents en zone de protection (40, 64,65 et 32) dont 49 088 PAG. Près de la moitié dans les Landes (31 000). En zone de surveillance, il en restait 329 946 (dont 178 921 dans le 64).

Relation faune sauvage-Élevages de volailles

Plusieurs éléments sont en faveur d’une origine liée à la faune sauvage migratrice pour le premier foyer dans le département des Landes à Bénesse-Maremne (05/12/2020).

Selon les informations de la DGAL, l’éleveur avait déposé, par son groupement de producteurs, une demande de dérogation avec 79 autres exploitants. Sans attendre de réponse, l’éleveur avait placé en bâtiment 3 200 canards et laissé à l’extérieur 2 800 autres canards.

En revanche, le rôle de la faune sauvage dans la propagation rapide et incontrôlée du virus dans les filières de productions paraît très faible, cette diffusion étant plus sûrement le fait des activités humaines, de la très forte densité d’élevages dans la Chalosse et la présence concomitante d’oiseaux en plein air et en bâtiments dans les mêmes élevages, augmentant le risque de diffusion en cas d’introduction de virus.

Il n’y aurait eu que deux sources d’introduction différentes de virus IAHP H5N8.

Le maintien de l’épizootie dans le Sud-Ouest reste essentiellement lié à la diffusion des virus par les facteurs cités ci-dessus, associés en particulier à la filière palmipèdes gras.

Repeuplement des élevages

La durée d’incubation estimée est de l’ordre de 7 à 10 jours. Selon le Gecu (groupe d’expertise collective d’urgence), le délai de 2 semaines minimum d’absence de foyers dans les ZP correspondantes après l’abattage du dernier foyer reste d’actualité pour définir une zone dite « stabilisée ».

Pour le repeuplement des élevages, le Gecu préconise de distinguer les palmipèdes des autres volailles.

Éléments pris en compte par les experts 

  • Possibilité de coexistence d’un atelier « palmipèdes » avec d’autres volailles non abattues en zone réglementée ;
  • Environnement très propice au maintien du virus (météo…) qui a notamment une conséquence sur l’assainissement des parcours. Tant que les parcours ne seront pas complètement asséchés, la situation sera favorable à la survie du virus.

Pour les galliformes

Conditions :

  • Élevages spécialisés en galliformes (pas de canards élevés depuis le début de l’épizootie),
  • Séparation stricte avec toute activité de la filière palmipède (amont et aval)
  • Respect des mesures de biosécurité de bon niveau,
  • Animaux en bâtiment jusqu’à la levée finale de la grande zone réglementée.

Nécessité d’un vide sanitaire suffisant pour les parcours et aux abords des bâtiments qui auraient pu être contaminés.

Pour les palmipèdes

Le Gecu estime prématuré et risqué de repeupler les élevages de palmipèdes dans des zones stabilisées.

Le Gecu souhaite que des leçons soient tirées des crises avant d’envisager une reprise de la production dans cette région.

Pour en savoir plus sur les avis de l'Anses, lire l'article et voir la synthèse

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