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Accueil MODEF / Agenda et Actus / L'actu agricole départementale / Couverts végétaux : Echanges au bord du champ

Agenda et Actus

Couverts végétaux : Echanges au bord du champ

Mardi 28 février, l'ALPAD participait à une demi-journée d'informations sur les couverts végétaux organisée par la chambre d'agriculture et la FDCuma des Landes, en partenariat avec le Civam Bio 40 et Maïsadour.
Couverts végétaux : Echanges au bord du champ

Discussion autour des couverts végétaux

Améliorer la qualité de l'eau

Cette réunion d'information vient ponctuer une série de 3 autres demi-journées d'information mises en place dans le cadre de la convention agriculture-environnement et du plan d'action territorial. Ces deux programmes d'action, soutenus financièrement par le Conseil Général des Landes et l'Agence de l'eau Adour Garonne, visent une une amélioration de la qualité de l'eau.

En limitant les fuites de nitrates et en protégeant les sols du ruissellement et de l'érosion, l'implantation de couverts hivernaux peut y contribuer.

Mardi 28 février, une trentaine de personnes s'est retrouvée sur une parcelle d'Alain Harambat, à Saint-Sever.

Cet automne, l'agriculteur a semé un couvert de triticale avec un appareil centrifuge à raison de 80 kg/ha. Au moment de la visite, le couvert mesure 20 cm de haut environ.

Un profil de sol a été réalisé. Pierre Sourbier de Maïsadour constate que la structure est parfaitement homogène sur 55 cm. Outre l'implantation de couverts entre chaque culture de maïs, Alain Harambat recourt aux TCS (techniques culturales simplifiées), deux pratiques qui contribuent à une bonne activité microbiologique du sol.

Économies de fertilisants

L'intérêt des couverts végétaux réside aussi dans leur capacité à limiter le lessivage des éléments fertilisants et à éviter ainsi la pollution des nappes phréatiques.

Xavier Vivien de Jouffray Drillaud estime qu’un couvert homogène de 15 cm (équivalent à 1 T de MS/ha) pompe autour de 30 unités d’azote, 8 unités de phosphore, 35 unités de potassium, etc. Ces éléments sont en partie restitués aux cultures qui suivent (dès la première année, entre 20 et 30 % de l’azote piégé par une céréale, 30 à 40 % dans le cas d’une légumineuse). « Le couvert est un plan épargne azote » souligne à juste titre Pierre Sourbier.

Mais pour profiter pleinement de ces bénéfices, « l’interculture doit être menée comme une culture principale » tient à préciser Pierre JOUGLAIN de la chambre d’agriculture. Une attention particulière devra être apportée à l’implantation, mais également à la destruction.

Détruire suffisamment tôt

Xavier Vivien recommande de détruire les couverts végétaux 40 à 60 jours avant la date prévisionnelle de semis pour éviter des effets dépressifs liés à la décomposition du végétal. En effet, les microorganismes du sol qui dégradent le couvert consomment de l’azote ce qui peut générer une faim d’azote.

« L’idéal est d’implanter un mélange de graminées et de légumineuses, préconise Xavier Vivien. Les légumineuses relarguent plus rapidement l’azote ce qui permettra de nourrir les microorganismes ». Si le couvert est bien développé, Pierre Sourbier conseille d’apporter de l’azote au couvert.

Les outils de destruction

Si l’utilisation de glyphosate est toujours autorisée dans les Landes, la destruction mécanique est à privilégier dans un souci de préservation de la qualité de l’eau.

Julien Noguiez de la FDCuma des Landes a présenté toute la palette de matériels qui peut être utilisée. L’outil parfait n’existe pas ; chaque équipement a ses avantages et ses inconvénients.

Démo de déchaumeur à disques indépendants

Déchaumeur à disques indépendants

- Les rouleaux couteau et cambridge sont intéressants d’un point de vue économique mais ne permettent pas de détruire de couverts peu développés.

- Le cover crop équipé d’un rouleau à l’arrière est efficace pour tous les couverts quel que soit leur stade de développement. En revanche, il ne nivelle pas bien le sol et provoque la formation de lards.

- Le déchaumeur à dents va scalper une bonne partie des couverts. Par contre, les débris végétaux ne seront pas bien broyés et incorporés au sol.

- Le déchaumeur à disques indépendants s’avère à l’heure actuelle l'outil le plus adapté. Mais il faut que le tracteur soit puissant (minimum 110 CV pour un déchaumeur de 3 m sur un terrain plat) et dispose d'un bon relevage. Par ailleurs, le prix d’achat est élevé. Pour maximiser son niveau d’efficacité, le technicien de la FDCuma des Landes préconise de le passer en biais et rapidement (entre 10 et 12 km/h). Les démonstrations réalisée lors de cette journée le confirment.

Enfin, il est important de noter que la destruction mécanique nécessite souvent plusieurs passages. Le choix des espèces va fortement jouer sur la facilité de destruction. Les graminées peuvent se révéler difficiles à détruire mécaniquement.

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