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Accueil MODEF / Agenda et Actus / L'actu agricole départementale / Grippe aviaire : impossible de sortir des crises sanitaires sans changer structurellement la production avicole

Grippe aviaire : impossible de sortir des crises sanitaires sans changer structurellement la production avicole

Depuis 6 ans nous avons vécu une accélération sans précédent des crises liées à l’influenza aviaire. Cette année, c’est la crise sanitaire de trop, la quatrième. Le sacrifice de l’élevage fermier devait permettre à l’industrie avicole de continuer à produire. Malheureusement, la réalité est têtue et remet en cause ces choix de politique sanitaire en élevage faits par le Ministère de l’agriculture et par les interprofessions.

Publié le 19 janvier 2022.
Grippe aviaire : impossible de sortir des crises sanitaires sans changer structurellement la production avicole

Nous en sommes déjà à plus de 218 foyers dans 9 départements. L’accélération de l’épidémie dans le Sud-ouest est incontestable. Complètement incapables de remettre en cause les choix productivistes réalisés qui nous ont menés dans le mur, les responsables professionnels et ministériels sont également incapables de résoudre les crises qu’ils contribuent à générer.

Les introductions par la faune sauvage sont, comme chaque année, peu nombreuses et ne concernent que des élevages claustrés. Les experts parlent de deux foyers index dans le Sud-Ouest, qui ont généré l’ensemble des autres foyers. C’est le même scénario que les années précédentes, que les animaux soient enfermés ou pas. Ces experts concèdent enfin que les flux sont probablement à l’origine des diffusions. Ils disent aussi timidement qu’il faut maitriser les densités, alors que tous les foyers sont situés en Zone à Risque de Diffusion (ZRD), c’est-à-dire en zone dense. Discrètement, alors que la littérature scientifique est unanime, ils concèdent que les gros élevages claustrés diffusent de l’aérosol viral dans l’environnement par les ventilations dynamiques, et contaminent les élevages voisins.

Face à ce fiasco sanitaire, la seule option mise sur la table est de dépeupler massivement le Sud-Ouest. Deux millions et demi d’animaux seront abattus, en plus des élevages déjà vidés (soit plus d’un million de volailles). Le niveau d’abattage de la précédente crise est donc déjà atteint. La seule option pour l’industrie avicole est-elle de réaliser un vide sanitaire annuel de plusieurs mois, aux frais du contribuable ? Et que dire du sort réservé aux éleveurs et éleveuses, à qui on a fait croire que le problème venait des collègues en production traditionnelle, et qu’on a obligé à
investir pour faire du bâtiment ? Qui leur dira que les choix court-termistes des filières ne leur permettront pas de payer leurs emprunts ? Que dire de tous ces animaux abattus année après année, qui ne seront pas consommés ?

Dernière option en date, la vaccination. Alors que nous la réclamons depuis des années, l’industrie avicole reste extrêmement frileuse, pour préserver les marchés à l’export. A tel point que le processus reste incertain et chronophage. Alors que les élevages fermiers ont été sacrifiés à tort sur l’autel d’une biosécurité incapable de stopper les infections, le recours à la vaccination serait conditionné à la claustration. C’est inadmissible.

L’enjeu pour la suite est de redémarrer autrement en questionnant enfin les densités et les filières. Nous ne pouvons accepter de remettre trop vite en route un système qui déraille tous les ans. Tous, du Ministère aux responsables des interprofessions, ont prouvé leur incompétence dans la gestion de cette nouvelle crise. Ils doivent enfin en tirer les conséquences qui s'imposent : gérer différemment une filière industrielle incapable de se réguler toute seule. Il en va de la survie de nos différents modes d'élevage.

Contacts presse :
Nicolas Girod, porte-parole national de la Confédération paysanne 06 07 55 29 09
Denis Perreau, secrétaire national de la Confédération paysanne : 06 88 80 75 48
Sylvie Colas, porte-parole de la Confédération paysanne du Gers : 06 70 31 90 71
Mélanie Martin, Présidente du Modef des Landes : 06 89 40 91 00
Christophe Mesplède, vice-président du Modef des Landes : 06 09 92 15 09
Julien Mora, représentant du Modef des Landes : 06 47 99 60 94

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