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Accueil MODEF / Agenda et Actus / L'actu agricole départementale / L'AG de l'Adraf revendicative

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L'AG de l'Adraf revendicative

Ce jeudi 12 juin, l'association départementale des retraité(e)s agricoles (ADRAF) des Landes a tenu son assemblée générale en présence du maire Jean-François BROQUERES à Tartas. L’occasion de signifier que si les récentes revalorisations des petites retraites sont une avancée, il reste encore de nombreuses revendications à conquérir. Les responsables départementaux et nationaux présents ont donc appelé les retraités agricoles à se mobiliser pour obtenir la satisfaction d'une de leurs principales demandes, à savoir 1 000 € par mois (85 % du Smic) pour toutes et tous. Une revendication légitime quand on sait que le seuil de pauvreté se situe à 964 €. Et ne leur dites pas qu'il n'y a plus d'argent. Cette réponse commence sérieusement à les irriter.
L'AG de l'Adraf revendicative

JF Broquères (maire de Tartas), Yvette Lamothe (présidente Adraf) et Guy Soulage (Vice-président Anraf)

UNE RETRAITE DE BASE DE 5 149 €/AN

Malgré la récente revalorisation des « petites » retraites, le constat reste amer. Les statistiques de la MSA mettaient récemment en évidence que, en 2013, le montant moyen d'une retraite agricole de base (hors RCO) est de 5 149 € par an soit 429 €/mois. Cette moyenne est de 5 489 € (457 €/mois) pour les hommes et de 4 896 € (408 €/mois) pour les femmes.

Le montant moyen des pensions pour une carrière complète est de 9 213 € par an.

Parmi le 1,6 million de retraités agricoles de métropole, seuls 32 % bénéficient de la retraite complémentaire obligatoire (RCO). Si on ajoute la RCO, le montant moyen des retraites versé s'établit à 9 708 euros par an, soit 809 €/mois.

Le niveau des retraites agricole a été qualifié de « ridiculement bas » par Guy SOULAGE, président de l'ADRA du Lot-et-Garonne et vice président de l'ANRAF.

AUGMENTATIONS INSUFFISANTES

D'un avis unanime, si toute revalorisation est bonne à prendre, les augmentations restent minimes. Selon Christian BERGEROT (représentant de la MSA), dans les Landes, la mesure concernerait un millier de dossiers avec des augmentations allant de 5 à 30 € par mois.

« Nous savons que le pays traverse une grave crise économique avec des déficits publics. Cependant, ce ne sont pas les retraités agricoles qui en sont la cause ! Nos gouvernants doivent absolument rechercher de nouvelles sources de financement pour accéder à notre revendication de 85 % du Smic, soit 1 000 € mensuels pour tous. Une revendication qui n'a rien d'exagérée quand on sait que le seuil de pauvreté est de 964 €. Nous méritons une autre reconnaissance », a déclaré Michel LARREZET, secrétaire de l'ADRAF.

Guy SOULAGE se demande même si, en ne revendiquant que 1 000 € par mois, les retraités agricoles n'ont pas fini par intégrer une certaine dévalorisation d'eux-mêmes.

« ON NOUS DIT... »

Les gouvernements successifs reconnaissent la légitimité des revendications des retraités agricoles. Puis, ils opposent des arguments tels que : « Vous n'avez pas assez cotisé ». Si les prix agricoles avaient été rémunérateurs, les exploitants auraient pu cotiser normalement. Les retraités soulignent que leur génération a largement contribué à l'essor de la production, en particulier depuis l'après-guerre.

Les décideurs rétorquent également : « Vous avez du patrimoine ». Un patrimoine qui reste modeste pour la plupart et qui est vite englouti quand vient l'heure de résider en maison de retraite.

CONTINUER LE COMBAT

« Je ne peux plus entendre qu'il n'y a pas d'argent ! », s'impatiente Guy SOULAGE. Comme les choses n'avancent qu'à petits pas, sous l'impulsion de l'association nationale, les ADRAF sont invitées à poursuivre le combat avec détermination.

Les parlementaires se plaignent d'être peu nombreux à être sensibilisés à cette réalité rurale. Aussi, tout début juin, le bureau de l'ANRAF a rédigé un courrier listant plusieurs propositions pour financer la hausse des retraites agricoles : supprimer les niches fiscales agricoles, déplafonner l'assiette des cotisations sociales, instaurer un prélèvement sur les bénéfices réalisés par les entreprises de l'agrofourniture, l'agroalimentaire, les banques et les assurances agricoles...

Dans les départements, les ADRAF sont chargées de rencontrer les parlementaires pour développer cet argumentaire. « Faisons le nécessaire pour être nombreux à faire remonter nos revendications auprès de nos représentants », a lancé le secrétaire national qui est également le président de l'association départementale du Gers.

L'ANRAF est également en train de négocier un rendez-vous avec le Premier ministre.

Par ailleurs, elle réfléchit également à une mobilisation d'envergure qui viendra soutenir les requêtes adressées aux élus et au gouvernement.

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