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Accueil MODEF / Agenda et Actus / L'actu agricole départementale / Semences fermières : Vers un front commun landais?

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Semences fermières : Vers un front commun landais?

Vendredi 24 février, le Civam Bio 40, le MODEF et la Confédération Paysanne se rencontraient pour poser les bases d’une série d’actions communes contre la loi sur les Certificats d'Obtention Végétale.

Un enjeu mondial

Même si, depuis longtemps, les agriculteurs landais achètent chaque année leurs semences de maïs, la grande majorité des paysans de la planète pratiquent des agricultures vivrières et n’ont pas les moyens de financer les semences et les intrants qui vont avec. Ils ressèment une partie de la récolte précédente et augmente la diversité variétale indispensable à l’adaptation des plantes aux terroirs, aux évolutions climatiques et sanitaires.

Les semences sont un patrimoine commun, une clé déterminante pour la souveraineté alimentaire.

En France, la loi sur les certificats d’obtention végétale (COV), proposée par l'UMP et soutenue par la FNSEA, renforce le monopole des industries semencières et porte atteinte au droit de ressemer et d’échanger librement ses propres semences.

Rien ne garantit que les taxes imposées par la loi conforteront une recherche publique, au service de l’intérêt des paysans et des populations.

Des conséquences dans les Landes aussi

Cette loi a des conséquences pour les agriculteurs landais.

Elle oblige à verser une taxe pour pouvoir ressemer, parmi la liste des 21 espèces autorisées par l'Union Européenne1, des semences produites sur l’exploitation. Cela concerne, par exemple, le seigle ou l’avoine ressemé pour les couverts végétaux.

Désormais, ressemer du soja, des graines de légumes est purement interdit.

L’agriculteur devra payer la taxe y compris pour la part des productions végétales autoconsommées par ses élevages.

Faire cause commune contre cette loi

Dans le sillage de l’intersyndicale en Dordogne (alliance entre la Confédération paysanne, la Coordination rurale, le Cdja, la Fnsea et Agribio-Périgod), le Civam Bio 40 a invité tous les syndicats agricoles landais à s’emparer de la question des droits sur les semences.

Le MODEF étant contre l'instauration de cette taxe, notre syndicat a répondu favorablement à l'appel du Civam Bio 40 dans l'optique de mener une série d'actions communes. La Confédération Paysanne s'est aussi rangée de notre côté. Des citoyens ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils sont prêts à soutenir l’initiative en gestation. En revanche, Le CDJA et la FDSEA des Landes ne se sont pas positionnés.

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1 - Le règlement européen n°2100/94 du 27 juillet 1994 autorise le semis de semences fermières pour l'avoine, l'orge, le riz, l'alpiste des canaries, le seigle, le triticale, le blé, le blé dur, l' épeautre, le pois chiche, le lupin jaune, la luzerne, le pois fourrager, le trèfle d’Alexandrie, le trèfle de perse, la féverole, la vesce commune, le colza, la navette, le lin oléagineux, la- pommes de terre.

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