jeu 18 juillet 2024
Initialisation
réduire la taille du texte
réduire la taille du texte
accessibilite
augmenter la taille du texte
réduire la taille du texte
plan du site
RSS
motscles

Accueil MODEF / Agenda et Actus / L'actu agricole départementale / Soirée eau

Une soirée pour tout se dire sur l'eau

Lundi 27 novembre, à Saint-Paul-lès-Dax (Maison du Temps Libre, 19h30), le Modef des Landes vous invite à une table-ronde sur "l'Eau et ses usages dans le monde agricole" avec trois invités prestigieux. L'occasion de réfléchir tous ensemble à ce que sera l'irrigation dans les années à venir.

Soirée eau

Rendez-vous lundi 27 novembre à partir de 19h30 à la Maison du Temps libre de Saint-Paul-lès-Dax. Entrée libre et gratuite.

A quel point la ressource disponible va-t-elle diminuer dans notre région ? Comment mieux la préserver et la répartir ? Quels usages et quelles cultures prioriser ? Quelles actions mettre en place à l'échelle de son exploitation et de la région ? Toutes ces questions, et bien d'autres, seront sur la table ce lundi 27 novembre lors d'un grand débat organisé par le Modef des Landes. Loin des caricatures, du déni ou des positions dictées par les intérêts personnels, nous vous invitons à réfléchir tous ensemble à cette problématique cruciale pour l'avenir de notre profession. 

Pour guider notre réflexion, trois éminents spécialistes seront présents ce lundi : Serge Zaka est agroclimatologue (et chasseur d'orages à ses heures perdues). Il s'est fait connaître du grand public et des agriculteurs par ses analyses sans concession sur l'évolution de notre climat et ses conséquences sur nos modèles agricoles. 

Gilles Boeuf est biologiste et docteur ès-Sciences naturelles. Ses travaux d'études portent sur la physiologie environnementale et la biodiversité : il est un expert mondialement reconnu en océanologie, biodiversité et ressources vivantes marines. Il a présidé le Muséum d'Histoire naturelle de 2009 à 2015 et a été élu professeur invité au Collège de France sur la chaire "Développement durable, environnement et sociétés". Gilles Bœuf est également membre du Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire. 

Alain Dupuy est hydrogéologue, Ses travaux de recherche associent les investigations de terrain, la modélisation numérique et les développements théoriques et vont de l’analyse de productivité des champs captant aux impacts du changement climatique sur les ressources en eaux continentales.Alain Dupuy est aussi membre d'Acclimaterra, le Comité scientifique régional sur le changement climatique. 

En pratique  

Table-ronde "L'eau et ses usages dans le monde agricole". Lundi 27 novembre à Saint-Paul-lès-Dax (Maison du Temps Libre). En présence de Gilles Boeuf, biologiste, docteur ès-Sciences naturelles ; Serge Zaka, agroclimatologue ; Alain Dupuy, hydrogéologue, professeur d'hydrogéologie. Organisé par le Modef des Landes. A partir de 19h30. Entrée libre et gratuite. 

3 questions à

Alain Dupuy, hydrogéologue

"On ne pourra pas continuer comme avant"

Les derniers épisodes de sécheresse ont-ils surpris le scientifique que vous êtes ?

Hydrologiquement, pour ce qui concerne le niveau des eaux de surfaces, le débit des cours d'eau et les eaux souterraines, cela correspond tout à fait aux projections. Ces épisodes extrêmes illustrent sans doute un changement assez drastique des conditions hydrologiques et climatiques dans un proche avenir. Ils pourraient, d'après les modèles, devenir la norme dans quelques années. Donc quelque part, ils ont une valeur d'illustration indéniable de ce qui nous attend.  

Comment le monde agricole peut-il s'adapter à cette nouvelle donne ?

Le monde agricole est en perpétuelle adaptation. Mais ce qui a déjà été fait ne sera pas suffisant à l'avenir. Il faudra une meilleure efficience de l'eau : irriguer mieux, optimiser ses apports pour avoir la meilleure efficacité en termes de rendement. L'agronomie doit apporter des réponses à cela. La disponibilité en eau sera moindre et il faut avoir conscience qu'on ne pourra pas continuer comme avant. Il faut étudier toutes les solutions pour aller vers l'économie, la sobriété et l'efficacité.  

Devra-t-on choisir entre différentes cultures ?

On sait qu'il y aura moins d'eau précipitée au total mais il est très difficile de quantifier la disponibilité en eau, c'est-à-dire le volume nécessaire pour satisfaire un besoin en un lieu et dans un temps donnés. Si l'on ne peut pas satisfaire tous les besoins, il faudra les hiérarchiser. Ce n'est pas à moi de le faire mais j'imagine qu'on mettra en tête de liste les cultures qui servent directement à notre alimentation. Il faudra aussi mobiliser toutes les ressources et étudier toutes les solutions, comme les eaux stockées ou non-conventionnelles. Aucune solution n'est généralisable et tout doit être défini au cas par cas.

  • Noté actuellement 0 étoile(s) sur 5.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note: 0/5 (0 votes exprimés)

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Plan du site

Qui sommes nous ?

Actions et positions

Informations agricoles

Nos partenaires

Dossiers

Infos pratiques

Agenda et Actus

Fête du Modef