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Accueil MODEF / Agenda et Actus / L'actu agricole départementale / Sur quels critères aider les éleveurs ?

Agenda et Actus

Sur quels critères aider les éleveurs ?

Le 30 juillet, la première réunion de la cellule de crise relative au plan de soutien à l'élevage a été réunie à Vieux-Boucau. Présidée par l'administration, la cellule d'urgence a pour mission principale de faire travailler ensemble tous les partenaires (État, professionnels, syndicats, banques, centres de gestion, MSA, collectivités territoriales) à la mise en œuvre des mesures. Raphaël GENÈZE et Laurent PÉCASTAING ont représenté les syndicats jeunes et aînés du MODEF.
Sur quels critères cibler les éleveurs à aider prioritairement ? Tel est le débat posé.
Sur quels critères aider les éleveurs ?

Laurent Pécastaing et Raphaël Genèze

REMONTÉES DU TERRAIN

Les professionnels ont donc été invités à faire part de leurs points de vue sur la situation de l'élevage dans le département.

Dominique GRACIET et Raphaël GENÈZE ont reconnu que les animaux finis de qualité supérieure, tels ceux labellisés Bœuf de Chalosse, s'en sortent moins mal.

Cependant, la succession de mauvaises années depuis 2013 fait que de nombreuses exploitations de polyculture-élevage souffrent.

Raphaël GENÈZE craint que la sécheresse ne rajoute une difficulté supplémentaire à la situation. « Quand un secteur (productions animales ou végétales) marche mal, les exploitations parviennent à se rattraper sur l'autre. Si les rendements céréaliers sont également mauvais, cela ne sera pas possible ! ».

Le Modef pointe ici que les exploitations de polyculture-élevage qui seront affectées par le manque d'eau, auront bien besoin d'être accompagnées par les dispositifs d'aides.

LE CAS DU LAIT

La situation des exploitations laitières est très critique.

Un représentant de la Sodiaal a fait part des éléments suivants : « En 2014, le prix moyen à la tonne était de 364 €. En 2015, il est estimé à 308 € (actuel) avec peut-être 3 € de plus, soit 311 €. Il existe un écart de compétitivité entre le Sud-Ouest et les autres régions. La filière laitière n'envisage pas un retour à la normale avant l'été 2016 ».

BILAN DES PREMIÈRES MESURES

Avant la présentation des 24 mesures du plan de soutien annoncé le 22 juillet, la DDTM a présenté le bilan des mesures de ce début d'année.

Une prise en charge des cotisations sociales MSA des éleveurs bovins et porcins a été financée sur les crédits d'action sanitaire et sociale. Dans les Landes, 87 dossiers « bovins » ont été déposés et 60 ont bénéficié d'un allègement tandis que 10 dossiers « porcins » ont été déposés et 4 ont été aidés. La priorité a été donnée aux primo-demandeurs. Seuls 27 000 € ont été octroyés : 14 000 € sur les dossiers porcins et 13 000 € sur les dossiers bovins.

85 % DE L'ENCOURS SUR 15 % DES ÉLEVEURS

Le crédit agricole observe que 85 % de l'encours est porté par seulement 15 % des exploitations.

Ceci a été rapproché du fait que, en bovin-viande, en période de crise, les éleveurs vendent quelques vaches pour retrouver une bouffée d'oxygène.

Le représentant de la banque populaire a mis en avant que cela fait un certain temps que les exploitations sont en prise à des difficultés. « La première fois que l'exploitant vient, nous savons faire : report d'échéance. La deuxième fois, nous pouvons restructurer la dette… Mais quand il revient une 3e fois, que faire ? », interroge-t-il avant de poursuivre « Ce qui manque à tous, c'est de la visibilité à moyen terme ».

QUELS PRIORITAIRES ?

La MSA a elle aussi examiné la situation des adhérents éleveurs.

Sur 656 élevages bovins recensés, 153 seraient débiteurs dont 35 spécialisés (23% des débiteurs).

Sur 91 élevages laitiers, 18 seraient débiteurs dont 9 spécialisés.

La MSA propose de croiser les informations entre MSA et banques de sorte à identifier les exploitations qui ont le plus besoin d'être aidées.

Le directeur-adjoint de la DDTM a alors rappelé qu'un des rôle de la cellule d'urgence est effectivement de dégager les exploitations les plus fragilisées. Dans ce cadre, il pense que les retards de paiement envers les fournisseurs seraient une information complémentaire utile.

LES ÉLEVAGES D'AVENIR ?

L'éligibilité aux aides du FAC est assujettie à un taux minimum de spécialisation (50 %). D'où plusieurs interventions pour signaler que ce critère écarte de nombreuses, voire la quasi totalité, des exploitations bovines.

« Il ne faut pas donner les aides aux agriculteurs qui s'apprêtent à arrêter. Il faut répartir les aides sur les élevages d'avenir, c'est à dire ceux qui atteignent un certain seuil, ceux qui ont investi récemment et ceux dirigés par des jeunes » plaide le président de la chambre d'agriculture.

Le débat est posé : Faut-il aider prioritairement les 15 % d'exploitations qui concentrent 85 % de l'endettement ? Faut-il aider les seuls élevages qui atteignent une certaine dimension ? Mais dans ce cas, ne va-t-on pas à nouveau exclure les exploitations diversifiées ? Si on considère que la grande majorité des exploitants s'attache à honorer leurs cotisations sociales, ne faut-il pas cibler les exploitations qui ne peuvent plus les payer ?

Qu'est ce qu'un élevage d'avenir ? La question est à l'ordre du jour de la réunion des éleveurs du Modef convoquée pour le 6 août.

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