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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les édito / L'édito de la quinzaine / Le foncier, toujours le foncier

78ème Congrès des Fermiers et Métayers : le foncier, toujours le foncier

Il est des données qui donnent mal à la tête : en 1950 les agriculteurs représentaient un tiers de la population active. En 2019, nous n’en représentions plus que 1,5%. En 10 ans, 80 000 ETP ont disparu dans le monde agricole et ce sont 200 fermes qui disparaissent par semaine. C’est avec ces chiffres en tête que nous avons tenu le 2 décembre dernier le 79ème congrès de la Fédération des Fermiers et Métayers.
Le foncier, toujours le foncier

La prédation sur le foncier agricole est une véritable problématique pour notre profession. Aux côtés des menaces habituelles bien visibles, une bien plus sournoise continue de s’aggraver depuis que l’on a voulu rendre l’agriculture productiviste : la financiarisation du foncier. SCEA, holdings, sociétés de portage, par des montages toujours plus complexes, l'accaparement des terres suit son cours en silence. Il s'accompagne d'une optimisation fiscale et sociale, par la confusion que ces montages entretiennent entre le foncier et les actifs. Voilà la terre convertie en parts sociales. Voilà les paysans remplacés par des sociétés de service qui proposent aux propriétaires des solutions clés en main, du travail du sol à la commercialisation des produits, avec le montage des dossiers Pac inclus dans le service. Autant de manières de contourner le statut du fermage et les outils de régulation mis en place, devenus impuissants quand ils ne se comportent pas comme de véritables agences immobilières, prêts à fermer les yeux pour toucher leur commission sur les ventes. 

La Loi Sempastous ne fait qu'encourager les montages sociétaires et donne un cadre officiel à l'accaparement des terres. Un leurre de plus pour les paysans, bien esseulés face à ce problème : à la fin des années 80, la surface moyenne des exploitations était de 30 hectares. Nous sommes à 63 hectares aujourd'hui, avec ce que cela engendre de perte d'emplois, de biodiversité, de valeur ajoutée et de vitalité pour nos villages.

Bertrand Mirailh,

Président de la Fédération des Fermiers et Métayers

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