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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / Editos 2012 / Se serrer la ceinture jusqu'à quand ?

Se serrer la ceinture jusqu'à quand ?

Le président du Conseil européen, Hermann VAN ROMPUY a proposé d’amputer le budget de la PAC de quelque 25 milliards d’euros.
Autant vous dire que, actuellement, les objectifs de la discussion portent plus sur la reconquête de ces milliards perdus que sur le contenu de la PAC et les modalités d’attribution des aides.
Christophe Mesplède

Christophe Mesplède

Cependant, le ministre français Stéphane LE FOLL continue à affirmer vouloir une PAC plus juste et plus équilibrée quant à sa redistribution…

Aujourd’hui, les restrictions budgétaires sont en vigueur dans toute l’Europe.

L’austérité semble être le nouveau « carburant » de la croissance à venir…

La crise est loin d’être terminée et, en tous cas, les régulations tant espérées sur le monde de la finance peinent à voir le jour.

Cette crise, dont l’origine se trouve dans le milieu bancaire en particulier et le financement hasardeux de l’immobilier que ce soit aux États-Unis et plus près de chez nous en Espagne, peut à tout moment entraîner nos pays dits « riches » vers l’instabilité économique.

Jusqu’à quand nos populations accepteront-elles ces écarts surprenants entre les revenus des plus riches et la pauvreté qui ne cesse de progresser.

Nous comptons en France 8,5 millions de ménages en dessous du seuil de pauvreté.

Peut-on raisonnablement demander à ces familles de faire des efforts ? Évidemment non.

En ce qui concerne l’agriculture et s’il y a une baisse du budget de la PAC, la question se posera : sur quel type d’exploitation faudra t-il répercuter ces baisses ? Sur les élevages laitiers dont les producteurs n’arrivent pas à joindre les deux bouts ?

Aujourd’hui, l’agroalimentaire représente un point fort pour nos exportations.

La France avec une balance commerciale déficitaire de 70 milliards d’euros a besoin de secteurs d’activité qui exportent.

Cependant, on oublie de préciser que cette compétitivité de l’agroalimentaire se réalise sur le dos des paysans.

La part de la valeur ajoutée captée par ces entreprises a considérablement augmenté en l’espace de 10 ans alors que les revenus des agriculteurs, et en particulier dans l’élevage, ont baissé.

Les interprofessions qui sont censées organiser cette répartition de la marge au sein des filières ont depuis longtemps trouvé leurs limites.

Pour la filière foie gras notamment, 2013 risque d’être l’année de l’austérité pour les producteurs. Des réductions de production se préparent dans les coulisses des différentes entreprises.

L’abaissement de la durée de gavage pour les canards IGP n’aura pas suffi…

La recherche de compétitivité n’a pas de fin. Faudra t-il réduire encore cette durée ?

Dans ce rapport de force, il est clair qu’actuellement les producteurs ont perdu leur pouvoir. Souvent leurs représentants professionnels sont aussi les gestionnaires des entreprises de l’agroalimentaire… et ce mélange des genres se fait systématiquement au détriment de la production.

Christophe Mesplède, Président du MODEF des Landes

Vendredi 7 décembre 2012 - Infos agricoles n°2.725

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