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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / Editos 2013 / Entre ciel et terre

Entre ciel et terre

S’il existe une corporation concernée par la locution « entre ciel et terre », c’est bien la nôtre ! En effet, cette année, le ciel nous tombe sur la tête !!!
Bernard Martin

Bernard Martin

Une pluviométrie très au-dessus des moyennes et un manque d’ensoleillement tout au long de l’année nous conduisent à des récoltes médiocres et, qui plus est, cette situation se vérifie sur une grande partie du Sud-Ouest.

Depuis que l’agriculture existe, les humains ont cherché à protéger leurs cultures par la réalisation d’aménagements fonciers (drainage, haies, fossés) et par des pratiques culturales adaptées. Aujourd’hui, quasiment toutes les parcelles sont apprêtées pour une optimisation des rendements.

Par ailleurs, depuis une cinquantaine d’années, en parallèle du fonds des calamités agricoles, tout un système d’assurance s’est mis en place : assurances grêle, dégâts des eaux, cheptel...

Aujourd’hui, le système économique français et européen, le régime fiscal, les taux d’endettement des exploitations ne nous laissent aucun droit à l'erreur.

Àla fin de l’année, nous allons constater les limites de l’assurance récolte avec des franchises de 25 % pour ceux qui ont pu en souscrire ainsi que celles du régime de catastrophe naturelle.

Par ailleurs, le commerce international de produits agricoles tire parti de ces aléas climatiques pour spéculer sur les fluctuations des cours.

Est-ce que la mutuelle MSA, les banques à statut coopératif et les coopératives agricoles vont nous sortir d’affaire ?

Une fois de plus, nous devons mener ce combat syndical avec des considérations plus « terre à terre », avec plus de recherche de partage, de valeurs qui replacent l’homme, le paysan au centre des débats et non l’appétit du gain financier.

Nous nous devons de continuer à expliquer aux autres acteurs de la profession agricole landaise que le statut du fermage, sous sa forme actuelle, est indispensable dans l’environnement rural. Je rappelle au passage que nous avons dans notre département les montants du fermage les moins élevés d’Aquitaine.

Demain nous aurons besoin d’une agriculture de proximité forte, avec des jeunes motivés, capables de garantir aux consommateurs une alimentation diversifiée et de qualité.

La nouvelle loi agricole qui se prépare doit renforcer la place de l’exploitation familiale à taille humaine dans une urbanisation galopante.

Nous vous détaillerons nos propositions lors de notre congrès le 29 novembre à Lucbardez, commune du canton de Mont de Marsan Nord, fortement impactée par l’autoroute A 65 et par la future ligne LGV.

Venez nombreux pour défendre nos valeurs plus « terre à terre ».

Bernard MARTIN, président de la fédération des métayers et fermiers landais

Infos Agricoles n°2773 du vendredi 22 novembre

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