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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / Editos 2013 / Faire le bon choix

Faire le bon choix

L'ALPAD vient de tenir son assemblée générale annuelle.
Depuis sa création, le nombre d'adhérents a bien progressé et l'association compte aujourd'hui plus d'une quarantaine de membres.
Christophe Mesplède 2012

Christophe Mesplède

Plusieurs essais ont été menés, en particulier sur les oléagineux et plus précisément encore sur le tournesol.

Aujourd'hui, nous savons comment conduire cette culture et choisir les variétés les plus adaptées à la production d'huile.

Les échanges entre agriculteurs au sein de l'ALPAD permettent d'évoluer rapidement sur le plan technique.

Notre association n'a rien à vendre aux paysans mais offre en revanche des conseils aussi « neutres » qu'objectifs.

Dernièrement, lors d'une session de la chambre d'agriculture, les différents responsables de la Fdsea rappelaient que le maïs restait la seule alternative possible à l'agriculture landaise.

Pour répondre à l'obligation des 3 cultures différentes imposée par la PAC, certains responsables imaginaient même une solution « évidente » à savoir la prise en compte du maïs doux et du maïs semence !

« Plutôt que cultiver des protéagineux, les éleveurs doivent cultiver du maïs et avec l'argent du maïs acheter les tourteaux de soja » ! C'est ce que nous avons tous entendu ce jour là de la bouche du président de la Fdsea.

Cette phobie à l'encontre de la diversification m'interroge.

Lorsque la chambre d'agriculture se positionne aussi clairement en faveur du maïs en système irrigué, je peux le comprendre (en faisant un petit effort). Par contre, en condition sèche, cette obsession du « tout maïs » conduit au casse-pipe un bon nombre d'exploitations qui, en restant en monoculture, joue à la « loterie nationale » tous les ans...

D'autre part, l'entêtement de la chambre à ne pas accompagner davantage les exploitations landaises vers l'autonomie me laisse perplexe.

Pourtant, il nous faudra bien cultiver du soja pour Maïsadour qui vient d'inaugurer à Sainte Livrade (47) une usine de trituration de graines de soja (en partenariat avec Terres du Sud).

Le vice-président de Maïsadour, président de la chambre d'agriculture des Landes compte peut-être sur les départements voisins pour alimenter cette nouvelle installation....

Remarquez, en rachetant l'entreprise Viviers de France, les coopérateurs de Maïsadour sont devenus indirectement « producteurs de poissons » sans qu'on leur demande d'en produire...

Nous vivons dans un monde formidable, nous arriverons à la retraite en ayant contribué à une multitude de métiers sans nous en rendre compte...

J'ai retourné le problème dans tous les sens et je crois bien que j'ai fini par comprendre au bout de nombreuses années... (à chacun son rythme !). Un hectare de maïs produit 10 tonnes à stocker, un hectare de soja produit 3 tonnes et, en plus, ne nécessite quasiment aucun intrant.

Il se pourrait bien que, dans cette histoire là, de nombreux responsables de la Fdsea privilégient les intérêts des coopératives avant les intérêts des paysans landais...À méditer !

Christophe Mesplède, président de la FSA-Modef des Landes

Vendredi 18 octobre 2013, Infos Agricoles n°2768

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