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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / Editos 2015 / Un été chaud et des porte-monnaie à sec

Un été chaud et des porte-monnaie à sec

Les premières restrictions en eau sont mises en œuvre dans le département. Les quelques orages que nous avons connus ne suffiront pas à lever les inquiétudes des agriculteurs non irrigants.
Les températures élevées perdurent et cela commence à se voir sérieusement dans les champs. Des orages sont annoncés pour cette fin de semaine, espérerons qu'ils puissent redonner un peu d'espoir dans les campagnes.

Parallèlement, le prix du maïs remonte un peu… Sur les 200 000 élevages français, 10 % sont jugés « en grande difficulté » par le ministère de l'agriculture. Le grand Ouest avec les productions porcines et laitières subit de plein fouet la baisse des prix de reprise. La viande bovine est aussi concernée par un manque chronique de rentabilité.
Un été chaud et des porte-monnaie à sec

Christophe MESPLÈDE, président du Modef des Landes

Dès février dans les départements, des cellules d'urgence ont été mises en place en direction des éleveurs.

Des mesures spécifiques ont été annoncées par le ministre, comportant des reports ou prises en charge des cotisations sociales ainsi que des allègements de charges financières...

Les prix payés aux producteurs sont, comme d'habitude, la variable d'ajustement dans les filières, qu'elles soient d'ailleurs animales ou végétales.

La maîtrise des coûts de production en élevage pourrait être la solution pour retrouver des revenus. Cependant dans les filières industrielles, les marges de manœuvre restent très limitées pour les producteurs qui bien souvent doivent appliquer des cahier des charges à la lettre.

On peut remarquer en élevage que les labels qui garantissent une certaine qualité et origine du produit doivent être accompagnés d'une maîtrise des volumes pour être efficaces.

D'autre part consommer des produits « Origine France » sur une viande transformée ne garantit pas que la viande soit effectivement française...

Les réglementations sont taillées sur mesure pour les transformateurs et la distribution.

La grande "mode" actuelle chez certains industriels français est d'importer du canard gras pré-cuit de Bulgarie, de finir de le cuire en France avant de le mettre en conserve et de l'estampiller « Origine France ». Tout est permis ou presque en dehors des filières labellisées.

Le scandale du « cheval roumain » dans les lasagnes démontre que parfois l'industrie de la viande fait preuve d'imagination pour se remplir les poches.

Pour les producteurs de lait, les observateurs ne pensaient pas que les choses iraient si vite après la disparition des quotas.

La baisse du prix du lait n'aura pris que quelques mois à se mettre en œuvre...

Il y a de fortes chances qu'en moins de 5 ans, la France devienne dépendante des importations pour répondre à ses besoins.

L'agriculture française est en déclin depuis de nombreuses années.

Les politiques européennes qui nous empêchent d'intervenir efficacement sur les marchés sont responsables de cette situation, tout comme ceux qui depuis toujours défendent une agriculture de volume soit disant "performante", mais qui ont oublié dans cette quête idéologique de défendre le revenu des producteurs...

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