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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / Editos 2016 / Chaleur et sécheresse

Chaleur et sécheresse

Selon les scientifiques, le réchauffement climatique se traduit par des accidents climatiques à répétition.
Alors que notre département souffre du manque d'eau, la Louisiane connaît ses pires inondations...
Au Nord de la France, l'été n'est pas comparable à ce que nous connaissons au Sud.
La Chalosse souffre ainsi que toutes les régions qui n'irriguent pas. Avec des prix du maïs en baisse associés à des rendements médiocres, on a là la pire des situations.
Malheureusement ce scénario a tendance à se répéter un peu trop souvent.
Chaleur et sécheresse

Christophe Mesplède, président du Modef des Landes

En temps normal, les élevages permettent de lisser les problèmes. Ce n'est plus le cas actuellement : les bovins viande et la filière avicole sont dans le rouge.

Sans aucun doute, cette année, l'assurance climatique sera activée par bon nombre d'assurés... Encore faut-il être assuré !

Dans les secteurs irrigués, les récoltes seront là, sauf accident. Cependant l'irrigation génère des charges de plus en plus importantes.

La faiblesse des cours des productions interroge bon nombre d'agriculteurs. À l'échelle planétaire, la surproduction en maïs, blé, etc. va mettre bon nombre de paysans dans des situations difficiles.

Comment peut-on accepter un tel paradoxe ? L'abondance détruit nos exploitations et remplit à moindre coût les assiettes de nos concitoyens.

Doit-on espérer des sécheresses en Australie ou en Ukraine pour voir les cours mondiaux remonter ?

Drôle de système où l'on considère l'alimentation comme n'importe quel autre secteur d'activité économique.

Oublié le temps où les assiettes sonnaient creux, ce temps-là paraît révolu et pourtant les bouleversements climatiques pourraient à l'avenir nous ramener les pieds sur terre.

Les politiques de stockage coûtent soi-disant cher. Le marché régulé par la loi de l'offre et la demande suffirait à donner des orientations aux paysans... Pourtant si on met bout à bout ce que coûtent les interventions des États avec des mesures qui viennent au secours des filières, on s'aperçoit que ce total est abyssal...

Depuis plusieurs années, on marche sur la tête sans que cela ne préoccupe les pouvoirs publics. En 2007, les émeutes de la faim en Égypte n'étaient pas une fiction et pourtant aucune leçon n'a été tirée de ces événements. Et, si par malheur, une sécheresse d'ampleur sévissait à l'échelle de la planète, il y a fort à parier que les priorités de nos populations se recentreraient sur l'alimentation et le sort de nos paysans que l'on a fait disparaître pendant ces cinquante dernières années...

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