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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / Editos 2016 / Grippe aviaire : Suite mais pas fin...

Grippe aviaire : Suite mais pas fin...

Magnifique ! Comme promis les aides allouées aux éleveurs dans le cadre du dépeuplement des palmipèdes sont arrivées le 20 juin pour 318 producteurs landais (sur quelque 740 dossiers au total). Les autres suivront dans les jours à venir.
La nouvelle est excellente et montre la volonté des pouvoirs publics à soutenir la filière au moins au niveau de la production.
Mais, car il y a un « mais », il y a là dedans plus de 30 « oubliés », « passés au compte pertes et profits », « victimes des dégâts collatéraux » comme on dit élégamment aujourd'hui.
Grippe aviaire : Suite mais pas fin...

Serge MORA, animateur de la commission palmipèdes

Je veux parler des exploitations déclarées foyers d'influenza aviaire (IA) lors de la crise de décembre 2015 (il y a 6 mois, c'est si peu).Àce jour (21 juin), toujours pas le moindre centime versé sur le manque à gagner. Il a tout juste été versé 75 % de la valeur du capital abattu.

Comment comprendre que l'on ait déjà versé les aides à des producteurs qui, parfois, ont arrêté de produire le 2 mai. Ces personnes (et tant mieux pour eux) ont encaissé la dernière bande il y a 15 jours et les premières aides sont tombées. Comment comprendre que d'autres (des hommes et des femmes qui vivent aussi de ce métier) n'aient toujours rien reçu alors que leur activité est à l'arrêt depuis le mois de décembre ? De quoi vit-on pendant 6 mois ? Comment faire face aux charges ?

Peu importe si on fait « plonger » nos exploitations ! Peu importe si, au passage, on a empêché l'installation de jeunes motivés. Peu importe si durant 6 mois ces gens là n'ont reçu ni soutien moral, ni financier ! Rien ! Nada !

Bien sûr, ils étaient fautifs d'avoir contribué à héberger, à faire circuler le virus. Mais étaient-ils seuls responsables ?

N'oublions pas qu'un camion contaminé pouvait transporter le virus lors de la livraison des PAG. N'oublions pas non plus le taux de prévalence du virus observé dans les analyses effectuées sur un millier de lots. Gardons à l'esprit que des cages « propres » indemnes de virus pouvaient se contaminer sur les quais ou dans les laveuses de l'abattoir.

Alors coupables : certainement pas ! Responsables : pas plus !

Aujourd'hui, les producteurs sont contrôlés, reçoivent parfois des mises en demeure, sont montrés du doigt. Leur dignité est parfois bafouée. Il ne faut pas nier la nécessité de faire des efforts mais de grâce, un peu de respect pour ces producteurs qui travaillent souvent durement, n'ont rien demandé à personne et veulent juste vivre de leur métier.

Alors pourquoi tant de retard pour régler le cas d'une trentaine de producteurs ? D'après nos informations, les marges brutes calculées et certifiées par les centres de gestion apparaissent trop élevées aux yeux de la DGAL. Elles sont pourtant validées pour le calcul de l'impôt sur le revenu et pour les cotisations MSA.

Faut-il parce qu'on est paysan avoir des marges négatives (la vente à perte est interdite rappelons-le!). Il serait regrettable de « liquider » ainsi des exploitations sans penser à des issues parfois dramatiques pour les hommes qui les font « tourner ». Messieurs, je vous en prie, un peu plus de diligence pour régler ces cas. Qui accepterait de vivre 6 mois sans ressources !?

Serge MORA s'exprime en son nom mais également au nom de plusieurs éleveurs dont l'exploitation a été déclarée « foyer ».

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