jeu 11 août 2022
Initialisation
réduire la taille du texte
réduire la taille du texte
accessibilite
augmenter la taille du texte
réduire la taille du texte
plan du site
RSS
motscles

Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / L'édito de la quinzaine / UNE PREMIÈRE ?

UNE PREMIÈRE ?

Pourquoi ce titre ? Parce que c’est mon premier édito, mais aussi une année marquée par des incidents exceptionnels.

En effet, les Pays de Loire ont connu leur premier épisode d’IAHP majeur et leur modèle qui avait résisté jusqu’ici s’est écroulé tel un château de cartes. Lors d’un CA du CIFOG à l’automne dernier, j’étais intervenu pour enjoindre mes collègues à la modestie avec les solutions qui étaient évoquées avec la feuille de route 2021 (claustration principalement). J’avais avancé l’idée d’un arrêt de production coordonné sur la ZRD fin décembre pour réduire le nombre d’animaux en présence sur le territoire ainsi que la circulation tous azimuts.
L’histoire des crises précédentes nous montre que le virus évolue, mute, se renforce dans sa virulence et chaque année, la digue créée, plus grande que la précédente, cède une nouvelle fois. Et pour citer un scientifique de renom, on ne résout pas les problèmes par les modes de pensée qui les ont engendrés.
Aujourd’hui, ce qui n’était qu’une idée, est en train de prendre forme pour notre région et devrait concerner certaines communes avec l’engagement des entreprises du secteur. La question qui demeure est : « qui va payer ? ». Parce que pour rembourser les investissements consentis et pallier l’augmentation des charges, les volumes théoriques de production ne seront pas atteints pour une grande partie avant fin 2023, début 2024. La débâcle pourrait être gravissime pour
notre secteur.
De plus, une nouvelle feuille de route est en cours d’écriture. Le MODEF avec la Conf sont toujours force de propositions et la lutte pour obtenir un statut pour les élevages plein-air et dans des zones de faible densité est toujours intense. En effet, il reste absurde d’enfermer des animaux pour des modèles d’élevage durables, peu gourmands en intrants et sans mouvements externes. La situation actuelle n’est pas satisfaisante pour des paysans qui ne se retrouvent pas dans des décisions unilatérales de claustration forcée, que ce soit dans le Sud-Ouest ou le reste du pays.
Je voudrais aussi aborder un dernier point qui me semble important et qui nous concerne tous. Un climat exceptionnel, avec ces six premiers mois de l’année extrêmement secs pour notre région (moins de 400mm relevés depuis le 1er janvier), un mois de juin sous le signe de la grêle pour toutes les régions agricoles avec des intensités et des secteurs touchés absolument immenses et aujourd’hui des températures dignes de pays bien plus au sud que le nôtre partout en France. Les humains souffrent, les animaux et les plantes aussi.

La sobriété deviendra à court terme un élément essentiel de la construction de notre avenir. Cela concerne aussi la production de volailles.

Julien Mora
Vice-Président de la FDJA,
Représentant du Modef pour la filière avicole

  • Noté actuellement 0 étoile(s) sur 5.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note: 0/5 (0 votes exprimés)

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Plan du site

Qui sommes nous ?

Actions et positions

Informations agricoles

Nos partenaires

Dossiers

Infos pratiques

Agenda et Actus

Fête du Modef