mer 15 juillet 2020
Initialisation
réduire la taille du texte
réduire la taille du texte
accessibilite
augmenter la taille du texte
réduire la taille du texte
plan du site
RSS
motscles

Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / L'édito de la semaine / Les actus en mode "tweet"

Les actus en mode "tweet"

Nous venons de passer deux semaines d’actualités intenses avec des informations, des propositions pour faire évoluer les choses, qui émanent d’un peu partout (gouvernement, parlement, commission européenne, conseil économique, social et environnemental…).
Aussi, j’ai retenu trois sujets qui tantôt m’agacent, m’interpellent ou bien répondent à des souhaits.
Les actus en mode "tweet"

Serge MORA, président de la FSA-Modef des Landes

Le premier sujet concerne la faune sauvage. La biodiversité est en perte de vitesse mais, en cette période de semis, les agriculteurs sont véritablement lassés de voir leurs maïs, soja, tournesol attaqués, parfois dévastés, par des sangliers, lapins, corbeaux et palombes. Les animaux (jusqu’en ville) ont repris possession des territoires pendant le confinement. Alors oui, la biodiversité a évolué mais j’en appelle aux écolos, qu’ils viennent sur le terrain constater la vitalité de la faune sauvage. Quant aux oiseaux, je doute qu’il y en ait si peu. Il fallait entendre les piaillements durant cette période de confinement quand les bruits de la circulation, de la ventilation (salle de gavage à l’arrêt durant un bon mois) se sont estompés.

D’ailleurs, en 2016, suite à la grippe aviaire, un piégeur envoyé par l’ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) et l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) avait posé des filets sur les haies aux abords de l’exploitation. Résultat : plus de 150 oiseaux piégés dont une espèce peu courante, le moineau friquet. Tout comme les scientifiques, j’en déduis que si l’on maintient un paysage de bocage, on peut maintenir une faune abondante.

Alors, messieurs les écolos et membres de la commission européenne mettons-nous autour d’une table, allons sur le terrain et faisons le bilan !

Autre sujet qui m’interpelle : les promotions dans le cadre de la loi Égalim. Le gouvernement propose d’augmenter les volumes autorisés de vente en promotion pour écouler les stocks de viande dus au confinement.

Tollé côté Fnsea qui s’emporte contre le risque de baisse des prix alors que leurs collègues de la filière gras demandent justement à relever le pourcentage des volumes en promotion. Il est vrai que le coronavirus nous a pris de court mais, dans le cas de la filière foie gras, une régulation de la production ne serait-elle pas déjà un préalable à une meilleure situation économique ? Que sont devenus les « plans de filière » censés redéfinir des stratégies économiques avec, au cœur, la création de plus de valeur ajoutée ?

Enfin, pour cette revue d’actualités, vous avez tous lu ou entendu que les retraites agricoles vont enfin s’établir à 85 % du Smic*. Le vote à l’Assemblée nationale aura lieu ce jeudi 18 juin. Cela concerne uniquement les gens ayant une carrière complète mais la bonne nouvelle est le fait que le « stock » des retraités agricoles actuels et à venir (jusqu’au 1er janvier 2022) bénéficieront de cette mesure (ce qui n’était pas le cas dans le projet de réforme des retraites Macron-Delevoye). Nous pouvons regretter « l’oubli » de la prise en compte des conjoints, collaborateurs et aides-familiaux, le fait que l’on soit encore en dessous du seuil de pauvreté et l’attente jusqu’à 2022.

Concernant 2022, il y a un petit hiatus : le député Lionel CAUSSE nous disait le 12 juin que la MSA n’était pas prête à mettre la mesure en place dès 2021. Ce même jour, lors d’une conférence de presse, le Président de la CCMSA a exprimé au contraire le vœu d’une revalorisation dès le 1er janvier 2021 et que la caisse sera en capacité de la mettre en œuvre.

Parfois l’actualité est atone. Il n’en a pas été ainsi durant ces derniers jours. Il semblerait que tout le monde veuille préparer ce fameux monde d’après. Dans son intervention, le Président de la République a parlé d’une gestion des problèmes moins centralisée, moins jacobine. Je réponds « chiche » mais que les décisions soient prises après concertation et après écoute de la base et surtout de toutes les tendances politiques ou syndicales. Qu’il en soit fini de la pensée unique et de la verticalité des décisions !

* Plus de 20 ans de lutte pour enfin aboutir à ce premier pas… Il en faut de la patience.

  • Noté actuellement 0 étoile(s) sur 5.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note: 0/5 (0 votes exprimés)

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Plan du site

Qui sommes nous ?

Actions et positions

Informations agricoles

Nos partenaires

Dossiers

Infos pratiques

Agenda et Actus

Fête du Modef