sam 28 novembre 2020
Initialisation
réduire la taille du texte
réduire la taille du texte
accessibilite
augmenter la taille du texte
réduire la taille du texte
plan du site
RSS
motscles

Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / L'édito de la semaine / Les virus nous ont-ils fait évoluer (2) ?

Informations agricoles

Les virus nous ont-ils fait évoluer (2) ?

Pourquoi ce titre, identique à celui du précédent journal ? Tout simplement parce que, apparemment, certains ne tirent aucune leçon des expériences passées.
En effet, la semaine dernière est arrivé, au Modef et chez les autres membres du conseil d’administration du CIFOG, un avant-projet de modification des textes règlementaires relatifs à la dérogation des moins de 3 200 canards en plein air. Ce projet, à l’initiative du CIFOG, prévoyait une réduction drastique de la surface et du temps d’accès au parcours, la mise sous bâtiment de l’alimentation, l’absence d’accès aux points d’eau naturels (mare…).
Les virus nous ont-ils fait évoluer (2) ?

Serge MORA, président du Modef des Landes

L’évolution des textes étant anticipée dans les mesures exigées aux éleveurs demandant la dérogation ces jours-ci, cela a suscité un tollé chez ces derniers. Les éleveurs visés par ce projet, les syndicats Modef et confédération paysanne ainsi que les groupements de producteurs en Label ont donc renvoyé des contre-propositions pour concilier au mieux les conditions optimales d’élevage avec la protection sanitaire des animaux.

Le projet de texte ne nous a été adressé pour avis que le mardi 10 novembre (à cause d’un bug informatique paraît-il) avec une réponse à rendre pour le jeudi 12 à 8 heures ! Un groupe de travail Modef a été réuni en urgence mardi soir et, le 11 novembre, l’animatrice du syndicat a remis en forme, fait valider par les participants au groupe de travail et envoyé notre contribution au CIFOG et à la DGAL1.

Cet épisode montre à quel point certains s’entêtent dans la voie du « toujours plus » de volumes avec toujours plus de biosécurité (cela doit tous nous sauver), toujours plus d’investissements et, au final, toujours plus de précarité pour les producteurs.

Et pourtant les alertes ne manquent pas. La semaine passée, pas moins de trois interventions scientifiques pour mettre en avant les dangers de l’élevage intensif.

Dans la France agricole, la directrice du laboratoire de la rage et de la faune sauvage de l’Anses à Nancy explique que l’Homme doit limiter son empreinte sur la nature, préserver un maximum de biodiversité génétique et d’espèces et enfin réduire les risques. Or, le confinement et la surdensité ainsi que les déplacements sont bien des facteurs de risque, ces mêmes facteurs que l’on retrouve dans la filière palmipèdes. D’ailleurs, allez demander aux citadins confinés dans des appartements exigus si cela est facile à vivre en ces temps de Covid !

Samedi 14, c’est Serge MORAND (dont les travaux ont été maintes fois signalés dans nos colonnes) qui s’exprimait dans le quotidien Sud-Ouest. Il y rappelait les dangers de l’élevage industriel et de la promiscuité entre éleveurs et animaux.

De plus, il informait de l’augmentation des épisodes épidémiques qui deviennent de plus en plus fréquents malgré la biosécurité tant mise en avant.

Enfin, à mon avis, l’intervention la plus « percutante » est celle de Didier SICARD, professeur émérite à l’université de Paris, diffusée sur les ondes de France Culture2. Il y aborde le sujet de la Covid 19 et du vaccin de PFIZER en appelant quand même à une certaine prudence à ce sujet.

Mais le plus important pour nous, éleveurs, est dans la suite de l’interview où il dit que « l’élevage transformé en industrie alimentaire est une folie sur le plan infectieux ». Il cite le cas des élevages de visons au Danemark où l’homme transmet le coronavirus au vison chez lequel le virus mute. Et le virus mutant est retransmis à l’homme. Et là, que devient la solution vaccinale en cours ???

Sa conclusion est édifiante au sujet des oiseaux migrateurs accusés de tous les maux. Il indique que des scientifiques ont désormais la certitude que les concentrations animales, les concentrations humaines et les transports sont des vecteurs amplificateurs dans la transmission des virus qui sont en train d’attendre tranquillement…

Il suggère que les médecins et les vétérinaires travaillent ensemble. J’ajouterai des vétérinaires « indépendants et non inféodés au système dominant ».

Alors, allons-nous évoluer intelligemment ?

 

1 - Direction générale de l’alimentation du ministère de l’agriculture

2 – Lire aussi article des Infos n°3065 à la page 8

 

Serge MORA, président du Modef des Landes

  • Noté actuellement 0 étoile(s) sur 5.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note: 0/5 (0 votes exprimés)

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Plan du site

Qui sommes nous ?

Actions et positions

Informations agricoles

Nos partenaires

Dossiers

Infos pratiques

Agenda et Actus

Fête du Modef