mar 19 novembre 2019
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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / L'édito de la semaine / PAC : Pas cap !

Informations agricoles

PAC : Pas cap !

La presse agricole s'est faite l'écho des votes de la commission agricole du Parlement européen intervenus les 1er et 2 avril dernier. Les rapports examinés ces jours-là visent à préparer la position du Parlement vis-à-vis de la Pac 2021-2027.
Le premier rapport porte sur l'organisation commune des marchés (OCM) et le second sur les plans stratégiques.
Le député européen Éric ANDRIEU (bien connu dans notre département pour son action lors de la crise aviaire) était le rapporteur du rapport sur l'OCM.
PAC : Pas cap !

L'objectif du rapporteur est d'éviter de nouvelles crises comme celle qu'a traversée la production laitière. Ainsi, pour toute un série de produits (céréales, viande, lait, aviculture, oléagineux...), il est proposé de mettre en place un système d'aide à la réduction de la production en cas d'excédent et de pénaliser les producteurs en dépassement en cas de forte augmentation dans certains pays (comme pour le lait au plus fort de la crise).

En l'appliquant à toutes les productions (ou presque), on reviendrait un peu à la notion de régulation que visait le régime des quotas laitiers. Pourtant, ce régime des quotas fut très controversé à ses débuts (saccage de la ville de Pau pendant les manifestations Fdsea en 1983, évacuation d’Édith Cresson par hélicoptère en Normandie). De même, lorsqu'il fut abandonné (abolition en avril 2015), certains (toujours les mêmes) s'ébahissaient « devant les opportunités à saisir ». Parlez-en aux milliers d'éleveurs laitiers qui ont cessé la production écœurés de beaucoup travailler pour ne rien gagner.

De plus, dans ce volet régulation de l'offre, les règles actuelles relatives à la maîtrise des volumes applicables aux fromages, jambons, vins bénéficiant d'une protection géographique pourraient s'étendre à toutes les productions sous signe AOP ou IGP.

Cela devrait permettre de ne plus entendre comme ce fut le cas lors de la dernière session de la chambre d'agriculture : « C'est la faute du Gouvernement, nous n'avons pas d'outils législatifs pour maîtriser les volumes ».

Pour parvenir à ces objectifs, la commission agriculture du Parlement propose la création d'un observatoire des marchés agricoles. Sa mission sera de surveiller les données statistiques de production, approvisionnement, prix, importations, exportations, bénéfices afin d'émettre des alertes auprès de la Commission européenne.

Dans les 30 jours après l'alerte, la Commission devra intervenir pour résoudre les crises (stockage public et privé, retraits, pénalités pour ceux qui continuent à développer...).

Concernant le rapport sur les plans stratégiques, et plus précisément concernant les paiements directs, l'eurodéputée espagnole Esther HERRANZ GARCIA a présenté les propositions suivantes.

Tout d'abord, le plafonnement des paiements directs à 100 000 € et un meilleur soutien des petites exploitations, des jeunes agriculteurs et des femmes agricultrices.

Enfin, sur le volet développement rural, il est proposé de lier 30 % du budget à des mesures environnementales et climatiques. Le bien-être animal devrait aussi figurer en bonne place dans ce budget.

À l’occasion de ces votes, Éric ANDRIEU a expliqué ses points de vue. Il insiste sur le fait que des producteurs ne puissent vivre de leur métier alors que des consommateurs peinent à payer leur alimentation. Il regrette que les conservateurs et les libéraux se soient opposés à des dispositions permettant de mieux répartir les marges. Cela confirme que le « laisser faire, laisser aller », si cher aux néolibéraux est totalement mortifère pour les producteurs.

Des propositions constituent des pistes intéressantes pour améliorer la situation des paysans. Mais tout est question de volonté politique et nous verrons bien si l'on est « cap ou pas cap » d'agir.

Malheureusement, l'adoption de la position du Parlement européen sur la Pac est repoussée à l'après élections européennes. Par conséquent, de sa nouvelle composition dépendra la Pac post-2020.

Alors, choisissons bien notre liste pour obtenir la PAC que nous voulons.

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