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Accueil MODEF / Informations agricoles / Les éditos / L'élevage traditionnel menacé

L'élevage traditionnel menacé

L'avenir du plein air est plus que jamais en jeu.
L'élevage traditionnel menacé

À peine le 10 septembre et déjà le spectre de la grippe aviaire se présente à notre porte.

En effet, le niveau de risque vient d’être relevé au niveau modéré, avec la contrainte de la mise à l’abri dans les zones à risques particuliers de notre département.

L’arrêté ministériel en cours de finalisation précisera les conditions d’élevage pour les autres zones, dont la zone à risque de diffusion telle que notre Chalosse.

L’obligation de claustration à une date aussi précoce, faisant suite à un retour très tardif de remise en plein air au printemps, condamne inexorablement nos systèmes basés justement sur le plein air.

La conséquence inévitable sera le découragement des producteurs de circuits courts ou labels, voire certains engagés en IGP, en élevage-gavage, hostiles à la claustration et soucieux de la qualité de leur produit.

Face à cela, on entend que se mettent en place des ateliers d’élevage à plusieurs dizaines de milliers de canards, cumulant les défauts de multiples interventions de personnels extérieurs et de nombreux camions qui iront remplir plusieurs salles de gavage dans tous les sens.

La question qui se pose est la suivante : veut-on encore plus d’un millier d’exploitations avec une activité palmipèdes sur le département, ou, est-on prêt à sacrifier des centaines d’emplois pour ne garder que 400 ou 500 très gros producteurs ?

Pense-t-on aux conséquences sociales, sanitaires, économiques, voire sociétales avec ces modes de production ?

Devant ce dilemme, si l’on veut maintenir une activité agricole digne de ce nom en Chalosse, il reste une solution : la vaccination. Certes, elle a son lot de contraintes (coût, incidences sur l’export, risques d’excrétion …).

Mais, si l’on poursuit sur la voie engagée à ce jour en abandonnant la piste vaccin, l’avenir très sombre décrit plus haut me semble tout tracé.

La balle est dans le camp du Gouvernement, un choix d’agriculture se présente avec deux voies totalement divergentes.

Seul le courage politique peut inverser le cours de notre existence !

 

Serge MORA, Vice-président de la FSA-Modef.

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